Nous y voilà!
Après avoir terminé mon billet sur le contact social, j’ai reçu quelques commentaires et eu d’autres occasions de réfléchir à la question. Ce billet faisait suite à une interaction spécifique que j’ai vécue hier mais aussi à divers autres événements. En écrivant ce billet sur le contact social, j’ai eu l’idée (peut-être saugrenue) d’écrire une liste de «conseils d’ami» pour les gens qui désirent me contacter. Contrairement à mon attitude habituelle, j’ai rédigé cette liste dans un mode assez impératif et télégraphique. C’est peut-être contraire à mon habitude, mais c’est un exercice intéressant à faire, dans mon cas.
Bien qu’énoncés sur un ton quasi-sentencieux, ces conseils se veulent être des idées de base avec lesquelles je travaille quand on me sollicite (ce qui arrive plusieurs fois par jour). C’est un peu ma façon de dire: je suis très facile à contacter mais voici ce que je considère comme étant des bonnes et mauvaises idées dans une procédure de contact. Ça vaut pour mes lecteurs ici, pour mes étudiants (avant que je aie rencontrés), pour des contacts indirects, etc.
Pour ce qui est du «contact social», je parlais d’un contexte plus spécifique que ce que j’ai laissé entendre. Un des problèmes, c’est que même si j’ai de la facilité à décrire ce contexte, j’ai de la difficulté à le nommer d’une façon qui soit sans équivoque. C’est un des mondes auxquels je participe et il est lié à l’«écosystème geek». En parlant de «célébrité» dans le billet sur le contact social, je faisais référence à une situation assez précise qui est celle de la vie publique de certaines des personnes qui passent le plus clair de leur temps en-ligne. Les limites sont pas très claires mais c’est un groupe de quelques millions de personnes, dont plusieurs Anglophones des États-Unis, qui entrent dans une des logiques spécifiques de la socialisation en-ligne. Des gens qui vivent et qui oeuvrent dans le média social, le marketing social, le réseau social, la vie sociale médiée par les communications en-ligne, etc.
Des «socialiseurs alpha», si on veut.
C’est pas un groupe homogène, loi de là. Mais c’est un groupe qui a ses codes, comme tout groupe social. Certains individus enfreignent les règles et ils sont ostracisés, parfois sans le savoir.
Ce qui me permet de parler de courtoisie.
Un des trucs dont on parle beaucoup dans nos cours d’introduction, en anthropologie culturelle, c’est la diversité des normes de politesse à l’échelle humaine. Pas parce que c’est une partie essentielle de nos recherches, mais c’est souvent une façon assez efficace de faire comprendre des concepts de base à des gens qui n’ont pas (encore) de formation ethnographique ou de regard anthropologique. C’est encore plus efficace dans le cas d’étudiants qui ont déjà été formés dans une autre discipline et qui ont parfois tendance à ramener les concepts à leur expérience personnelle (ce qui, soit dit en passant, est souvent une bonne stratégie d’apprentissage quand elle est bien appliquée). L’idée de base, c’est qu’il n’y a pas d’«universal», de la politesse (malgré ce que disent Brown et Levinson). Il n’y a pas de règle universelle de politesse qui vaut pour l’ensemble de la population humaine, peu importe la distance temporelle ou culturelle. Chaque contexte culturel est bourré de règles de politesse, très souvent tacites, mais elles ne sont pas identiques d’un contexte à l’autre. Qui plus est, la même règle, énoncée de la même façon, a souvent des applications et des implications très différentes d’un contexte à l’autre. Donc, en contexte, il faut savoir se plier.
En classe, il y en a toujours pour essayer de trouver des exceptions à cette idée de base. Mais ça devient un petit jeu semi-compétitif plutôt qu’un réel processus de compréhension. D’après moi, ç’a un lien avec ce que les pédagogues anglophones appellent “Ways of Knowing”. Ce sont des gens qui croient encore qu’il n’existe qu’une vérité que le prof est en charge de dévoiler. Avec eux, il y a plusieurs étapes à franchir mais ils finissent parfois par passer à une compréhension plus souple de la réalité.
Donc, une fois qu’on peut travailler avec cette idée de base sur la non-universalité de règles de politesse spécifiques, on peut travailler avec des contextes dans lesquelles la politesse fonctionne. Et elle l’est fonctionnelle!
Mes «conseils d’ami» et mon «petit guide sur le contact social en-ligne» étaient à inscrire dans une telle optique. Mon erreur est de n’avoir pas assez décrit le contexte en question.
Si on pense à la notion de «blogosphère», on a déjà une idée du contexte. Pas des blogueurs isolés. Une sphère sociale qui est concentrée autour du blogue. Ces jours-ci, à part le blogue, il y a d’autres plates-formes à travers lesquelles les gens dont je parle entretiennent des rapports sociaux plus ou moins approfondis. Le micro-blogue comme Identi.ca et Twitter, par exemple. Mais aussi des réseaux sociaux comme Facebook ou même un service de signets sociaux comme Digg. C’est un «petit monde», mais c’est un groupe assez influent, puisqu’il lie entre eux beaucoup d’acteurs importants d’Internet. C’est un réseau tentaculaire, qui a sa présence dans divers milieux. C’est aussi, et c’est là que mes propos peuvent sembler particulièrement étranges, le «noyau d’Internet», en ce sens que ce sont des membres de ce groupe qui ont un certain contrôle sur plusieurs des choses qui se passent en-ligne. Pour utiliser une analogie qui date de l’ère nationale-industrielle (le siècle dernier), c’est un peu comme la «capitale» d’Internet. Ou, pour une analogie encore plus vieillotte, c’est la «Métropole» de l’Internet conçu comme Empire.
Donc, pour revenir à la courtoisie…
La spécificité culturelle du groupe dont je parle a créé des tas de trucs au cours des années, y compris ce qu’ils ont appelé la «Netiquette» (de «-net» pour «Internet» et «étiquette»). Ce qui peut contribuer à rendre mes propos difficiles à saisir pour ceux qui suivent une autre logique que la mienne, c’est que tout en citant (et apportant du support à) certaines composantes de cette étiquette, je la remets en contexte. Personnellement, je considère cette étiquette très valable dans le contexte qui nous préoccupe et j’affirme mon appartenance à un groupe socio-culturel précis qui fait partie de l’ensemble plus vaste auquel je fais référence. Mais je conserve mon approche ethnographique.
La Netiquette est si bien «internalisée» par certains qu’elles semblent provenir du sens commun (le «gros bon sens» dont je parlais hier). C’est d’ailleurs, d’après moi, ce qui explique certaines réactions très vives au bris d’étiquette: «comment peux-tu contrevenir à une règle aussi simple que celle de donner un titre clair à ton message?» (avec variantes plus insultantes). Comme j’ai tenté de l’expliquer en contexte semi-académique, une des bases du conflit en-ligne (la “flame war”), c’est la difficulté de se ressaisir après un bris de communication. Le bris de communication, on le tient pour acquis, il se produit de toutes façons. Mais c’est la façon de réétablir la communication qui change tout.
De la même façon, c’est pas tant le bris d’étiquette qui pose problème. Du moins, pas l’occasion spécifique de manquement à une règle précise. C’est la dynamique qui s’installe suite à de nombreux manquements aux «règles de base» de la vie sociale d’un groupe précis. L’effet immédiat, c’est le découpage du ‘Net en plus petites factions.
Et, personnellement, je trouve dommage ce fractionnement, cette balkanisation.
Qui plus est, c’est dans ce contexte que, malgré mon relativisme bien relatif, j’assigne le terme «éthique» à mon hédonisme. Pas une éthique absolue et rigide. Mais une orientation vers la bonne entente sociale.
Qu’on me comprenne bien (ça serait génial!), je me plains pas du comportement des gens, je ne jugent pas ceux qui se «comportent mal» ou qui enfreignent les règles de ce monde dans lequel je vis. Mais je trouve utile de parler de cette dynamique. Thérapeutique, même.
La raison spécifique qui m’a poussé à écrire ce billet, c’est que deux des commentaires que j’ai reçu suite à mes billets d’hier ont fait appel (probablement sans le vouloir) au «je fais comme ça me plaît et ça dérange personne». Là où je me sens presqu’obligé de dire quelque-chose, c’est que le «ça dérange personne» me semblerait plutôt myope dans un contexte où les gens ont divers liens entre eux. Désolé si ça choque, mais je me fais le devoir d’être honnête.
D’ailleurs, je crois que c’est la logique du «troll», ce personnage du ‘Net qui prend un «malin plaisir» à bousculer les gens sur les forums et les blogues. C’est aussi la logique du type macho qui se plaît à dire: «Je pince les fesses des filles. Dix-neuf fois sur 20, je reçois une baffe. Mais la vingtième, c’est la bonne». Personnellement, outre le fait que je sois féministe, j’ai pas tant de problèmes que ça avec cette idée quand il s’agit d’un contexte qui le permet (comme la France des années 1990, où j’ai souvent entendu ce genre de truc). Mais là où ça joue pas, d’après moi, c’est quand cette attitude est celle d’un individu qui se meut dans un contexte où ce genre de chose est très mal considéré (par exemple, le milieu cosmopolite contemporain en Amérique du Nord). Au niveau individuel, c’est peut-être pas si bête. Mais au niveau social, ça fait pas preuve d’un sens éthique très approfondi.
Pour revenir au «troll». Ce personnage quasi-mythique génère une ambiance très tendue, en-ligne. Individuellement, il peut facilement considérer qu’il est «dans son droit» et que ses actions n’ont que peu de conséquences négatives. Mais, ce qui se remarque facilement, c’est que ce même individu tolère mal le comportement des autres. Il se débat «comme un diable dans le bénitier», mais c’est souvent lui qui «sème le vent» et «récolte la tempête». Un forum sans «troll», c’est un milieu très agréable, “nurturing”. Mais il n’est besoin que d’un «troll» pour démolir l’atmosphère de bonne entente. Surtout si les autres membres du groupes réagissent trop fortement.
D’ailleurs, ça me fait penser à ceux qui envoient du pourriel et autres Plaies d’Internet. Ils ont exactement la logique du pinceur de femmes, mais menée à l’extrême. Si aussi peu que 0.01% des gens acceptent le message indésirable, ils pourront en tirer un certain profit à peu d’effort, peu importe ce qui affecte 99.99% des récipiendaires. Tant qu’il y aura des gens pour croire à leurs balivernes ou pour ouvrir des fichiers attachés provenant d’inconnus, ils auront peut-être raison à un niveau assez primaire («j’ai obtenu ce que je voulais sans me forcer»). Mais c’est la société au complet qui en souffre. Surtout quand on parle d’une société aussi diversifiée et complexe que celle qui vit en-ligne.
C’est intéressant de penser au fait que la culture en-ligne anglophone accorde une certaine place à la notion de «karma». Depuis une expression désignant une forme particulière de causalité à composante spirituelle, cette notion a pris, dans la culture geek, un acception spécifique liée au mérite relatif des propos tenus en-ligne, surtout sur le vénérable site Slashdot. Malgré le glissement de sens de causalité «mystique» à évaluation par les pairs, on peut lier les deux concepts dans une idée du comportement optimal pour la communication en-ligne: la courtoisie.
Les Anglophones ont tendance à se fier, sans les nommer ou même les connaître, aux maximes de Grice. J’ai beau percevoir qu’elles ne sont pas universelles, j’y vois un intérêt particulier dans le contexte autour duquel je tourne. L’idée de base, comme le diraient Wilson et Sperber, est que «tout acte de communication ostensive communique la présomption de sa propre pertinence optimale». Cette pertinence optimale est liée à un processus à la fois cognitif et communicatif qui fait appel à plusieurs des notions élaborées par Grice et par d’autres philosophes du langage. Dans le contexte qui m’intéresse, il y a une espèce de jeu entre deux orientations qui font appel à la même notion de pertinence: l’orientation individuelle («je m’exprime») souvent légaliste-réductive («j’ai bien le droit de m’exprimer») et l’orientation sociale («nous dialoguons») souvent éthique-idéaliste («le fait de dialoguer va sauver le monde»).
Aucun mystère sur mon orientation préférée…
Par contre, faut pas se leurrer: le fait d’être courtois, en-ligne, a aussi des effets positifs au niveau purement individuel. En étant courtois, on se permet très souvent d’obtenir de réels bénéfices, qui sont parfois financiers (c’est comme ça qu’on m’a payé un iPod touch). Je parle pas d’une causalité «cosmique» mais bien d’un processus précis par lequel la bonne entente génère directement une bonne ambiance.
Bon, évidemment, je semble postuler ma propre capacité à être courtois. Il m’arrive en fait très souvent de me faire désigner comme étant très (voire trop) courtois. C’est peut-être réaliste, comme description, même si certains ne sont peut-être pas d’accord.
À vous de décider.






Apologies and Social Media: A Follow-Up on PRI’s WTP
Posted by enkerli on September 8, 2008
I did it! I did exactly what I’m usually trying to avoid. And I feel rather good about the outcome despite some potentially “ruffled feathers” («égos froissés»?).
While writing a post about PRI’s The World: Technology Podcast (WTP), I threw caution to the wind.
Why Is PRI’s The World Having Social Media Issues? « Disparate.
I rarely do that. In fact, while writing my post, I was getting an awkward feeling. Almost as if I were writing from a character’s perspective. Playing someone I’m not, with a voice which isn’t my own but that I can appropriate temporarily.
The early effects of my lack of caution took a little bit of time to set in and they were rather negative. What’s funny is that I naïvely took the earliest reaction as being rather positive but it was meant to be very negative. That in itself indicates a very beneficial development in my personal life. And I’m grateful to the person who helped me make this realization.
The person in question is Clark Boyd, someone I knew nothing about a few days ago and someone I’m now getting to know through both his own words and those of people who know about his work.
The power of social media.
And social media’s power is the main target of this, here, follow-up of mine.
As I clumsily tried to say in my previous post on WTP, I don’t really have a vested interest in the success or failure of that podcast. I discovered it (as a tech podcast) a few days ago and I do enjoy it. As I (also clumsily) said, I think WTP would rate fairly high on a scale of cultural awareness. To this ethnographer, cultural awareness is too rare a feature in any form of media.
During the latest WTP episode, Boyd discussed what he apparently describes as the mitigated success of his podcast’s embedding in social media and online social networking services. Primarily at stake was the status of the show’s Facebook group which apparently takes too much time to manage and hasn’t increased in membership. But Boyd also made some intriguing comments about other dimensions of the show’s online presence. (If the show were using a Creative Commons license, I’d reproduce these comments here.)
Though it wasn’t that explicit, I interpreted Boyd’s comments to imply that the show’s participants would probably welcome feedback. As giving feedback is an essential part of social media, I thought it appropriate to publish my own raw notes about what I perceived to be the main reasons behind the show’s alleged lack of success in social media spheres.
Let it be noted that, prior to hearing Boyd’s comments, I had no idea what WTP’s status was in terms of social media and social networks. After subscribing to the podcast, the only thing I knew about the show was from the content of those few podcast episodes. Because the show doesn’t go the “meta” route very often (”the show about the show”), my understanding of that podcast was, really, very limited.
My raw notes were set in a tone which is quite unusual for me. In a way, I was “trying it out.” The same tone is used by a lot of friends and acquaintances and, though I have little problem with the individuals who take this tone, I do react a bit negatively when I hear/see it used. For lack of a better term, I’d call it a “scoffing tone.” Not unrelated to the “curmudgeon phase” I described on the same day. But still a bit different. More personalized, in fact. This tone often sounds incredibly dismissive. Yet, when you discuss its target with people who used it, it seems to be “nothing more than a tone.” When people (or cats) use “EPIC FAIL!” as a response to someone’s troubles, they’re not really being mean. They merely use the conventions of a speech community.
Ok, I might be giving these people too much credit. But this tone is so prevalent online that I can’t assume these people have extremely bad intentions. Besides, I can understand the humour in schadenfreude. And I’d hate to use flat-out insults to describe such a large group of people. Even though I do kind of like the self-deprecation made possible by the fact that I adopted the same behaviour.
Whee!
So, the power of social media… The tone I’m referring to is common in social media, especially in replies, reactions, responses, comments, feedback. Though I react negatively to that tone, I’m getting to understand its power. At the very least, it makes people react. And it seems to be very straightforward (though I think it’s easily misconstrued). And this tone’s power is but one dimension of the power of social media.
Now, going back to the WTP situation.
After posting my raw notes about WTP’s social media issues, I went my merry way. At the back of my mind was this nagging suspicion that my tone would be misconstrued. But instead of taking measures to ensure that my post would have no negative impact (by changing the phrasing or by prefacing it with more tactful comments), I decided to leave it as is.
Is «Rien ne va plus, les jeux sont faits» a corrolary to the RERO mantra?
While I was writing my post, I added all the WTP-related items I could find to my lists: I joined WTP’s apparently-doomed Facebook group, I started following @worldstechpod on Twitter, I added two separate WTP-related blogs to my blogroll… Once I found out what WTP’s online presence was like, I did these few things that any social media fan usually does. “Giving the podcast some love” is the way some social media people might put it.
One interesting effect of my move is that somebody at WTP (probably Clark Boyd) apparently saw my Twitter add and (a few hours after the fact) reciprocated by following me on Twitter. Because I thought feedback about WTP’s social media presence had been requested, I took the opportunity to send a link to my blogpost about WTP with an extra comment about my tone.
To which the @worldstechpod twittername replied with:
Call me “naïve” but I interpreted this positively and I even expressed relief.
Turns out, my interpretation was wrong as this is what WTP replied:
I may be naïve but I did understand that the last “thanks” was meant as sarcasm. Took me a while but I got it. And I reinterpreted WTP’s previous tweet as sarcastic as well.
Now, if I had read more of WTP’s tweets, I would have understood the “WTP online persona.” For instance, here’s the tweet announcing the latest WTP episode:
Not to mention this puzzling and decontextualized tweet:
Had I paid attention to the @worldstechpod archive, I would even have been able to predict how my blogpost would be interpreted. Especially given this tweet:
Had I noticed that request, I would have realized that my blogpost would most likely be interpreted as an attempt at “schooling” somebody at WTP. I would have also realized that tweets on the WTP account on Twitter were written by a single individual. Knowing myself, despite my attempt at throwing caution to the wind, I probably would have refrained from posting my WTP comments or, at the very least, I would have rephrased the whole thing.
I’m still glad I didn’t.
Yes, I (unwittingly) “touched a nerve.” Yes, I apparently angered someone I’ve never met (and there’s literally nothing I hate more than angering someone). But I still think the whole situation is leading to something beneficial.
Here’s why…
After that sarcastic tweet about my blogpost, Clark Boyd (because it’s now clear he’s the one tweeting @worldstechpod) sent the following request through Twitter:
The first effect of this request was soon felt right here on my blog. That reaction was, IMHO, based on a misinterpretation of my words. In terms of social media, this kind of reaction is “fair game.” Or, to use a social media phrase: “it’s alll good.”
I hadn’t noticed Boyd’s request for rebuttal. I was assuming that there was a connection between somebody at the show and the fact that this first comment appeared on my blog, but I thought it was less direct than this. Now, it’s possible that there wasn’t any connection between that first “rebuttal” and Clark Boyd’s request through Twitter. But the simplest explanation seems to me to be that the blog comment was a direct result of Clark Boyd’s tweet.
After that initial blog rebuttal, I received two other blog comments which I consider more thoughtful and useful than the earliest one (thanks to the time delay?). The second comment on my post was from a podcaster (Brad P. from N.J.), but it was flagged for moderation because of the links it contained. It’s a bit unfortunate that I didn’t see this comment on time because it probably would have made me understand the situation a lot more quickly.
In his comment, Brad P. gives some context for Clark Boyd’s podcast. What I thought was the work of a small but efficient team of producers and journalists hired by a major media corporation to collaborate with a wider public (à la Search Engine Season I) now sounds more like the labour of love from an individual journalist with limited support from a cerberus-like major media institution. I may still be off, but my original impression was “wronger” than this second one.
The other blog comment, from Dutch blogger and Twitter @Niels, was chronologically the one which first made me realize what was wrong with my post. Niels’s comment is a very effective mix of thoughtful support for some of my points and thoughtful criticism of my post’s tone. Nice job! It actually worked in showing me the error of my ways.
All this to say that I apologise to Mr. Clark Boyd for the harshness of my comments about his show? Not really. I already apologised publicly. And I’ve praised Boyd for both his use of Facebook and of Twitter.
What is it, then?
Well, this post is a way for me to reflect on the power of social media. Boyd talked about social media and online social networks. I’ve used social media (my main blog) to comment on the presence of Boyd’s show in social media and social networking services. Boyd then used social media (Twitter) to not only respond to me but to launch a “rebuttal campaign” about my post. He also made changes to his show’s online presence on a social network (Facebook) and used social media (Twitter) to advertise this change. And I’ve been using social media (Twitter and this blog) to reflect on social media (the “meta” aspect is quite common), find out more about a tricky situation (Twitter), and “spread the word” about PRI’s The World: Technology Podcast (Facebook, blogroll, Twitter).
Sure, I got some egg on my face, some feathers have been ruffled, and Clark Boyd might consider me a jerk.
But, perhaps unfortunately, this is often the way social media works.
Heartfelt thanks to Clark Boyd for his help.
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