Monthly Archives: November 2009

Profils et web social

J’écrivais ce message à un ami, à propos de mon expérience sur le site xkcd.com.

 

What? Oh, no, the 'Enchanted' soundtrack was just playing because Pandora's algorithms are terrible. [silence] ... (quietly) That's how you knooooooow ...

BD de xkcd

C’est sur xkcd, mais ça pourrait être ailleurs. C’est rien de très spécial, mais ça me donne à penser à ce qu’est le vrai web social, en ce moment. Surtout si on sort de la niche geek.

Donc…

  • Je vois le dernier xkcd.
  • Ça me fait réagir.
  • Je veux répondre.
  • Je sais qu’il y a des forums pour accompagner ces bande dessinées.
  • Je vais sur le forum lié à celui-ci (déjà quelques clics et il fallait que je connaisse l’existence de tout ça).
  • J’appuie sur Post Reply
  • Ça me demande de m’identifier.
  • Comme je crois avoir déjà envoyé quelque-chose là, je me branche avec mon username habituel.
  • Ah, mauvais mdp.
  • Je fais “forget pw”.
  • Oups! J’avais pas de compte avec mon adresse gmail (faut que ça soit la bonne combinaison donc, si je me rappelle pas de mon username, ça marche pas).
  • Je me crée un nouveau profil.
  • Le captcha est illisible, ça me prend plusieurs tentatives.
  • Faut que j’aille sur mon compte gmail activer mon compte sur les forums xkcd.
  • Une fois que c’est fait, je me retrouve à la page d’accueil des forums (pas à la page où j’essaie d’envoyer ma réponse).
  • Je retrouve la page que je voulais.
  • J’appuie sur Post Reply.
  • J’écris ma réponse et je l’envoie.
  • Évidemment, mon profil est vierge.
  • Je vais modifier ça.
  • Ça commence par mon numéro ICQ?? Eh bé!
  • Plus bas, je vois des champs pour Website et Interests. Je remplis ça rapidement, en pensant au plus générique.
  • Il y a aussi ma date de fête. Pas moyen de contrôler qui la voit, etc. Je l’ajoute pas.
  • J’enregistre les autres modifications.
  • Et j’essaie de changer mon avatar.
  • Il y a pas de bouton pour uploader.
  • Ça passe par une Gallery, mais il y a rien dedans.
  • Je laisse tomber, même si je sais bien que les geeks de xkcd sont du genre à rire de toi si t’as un profil générique.
  • Je quitte le site un peu frustré, sans vraiment avoir l’impression que je vais pouvoir commencer une conversation là-dessus.

Deuxième scénario.

J’arrive sur un site qui supporte Disqus (par exemple Mashable).

  • Je peux envoyer un commentaire en tant que guest.

You are commenting as a Guest. Optional: Login below.

Donc, si je veux seulement laisser un commentaire anonyme, c’est tout ce que j’ai à faire. «Merci, bonsoir!»

Même sans me brancher, je peux faire des choses avec les commentaires déjà présents (Like, Reply).

Mais je peux aussi me brancher avec mes profils Disqus, Facebook (avec Facebook Connect), ou Twitter (avec OAuth). Dans chaque cas, si je suis déjà branché sur ce compte dans mon browser, j’ai juste à cliquer pour autoriser l’accès. Même si je suis pas déjà branché, je peux m’identifier directement sur chaque site.

Après l’identification, je reviens tout de suite à la page où j’étais. Mon avatar s’affiche mais je peux le changer. Je peux aussi changer mon username, mais il est déjà inscrit. Mon avatar et mon nom sont liés à un profil assez complet, qui inclut mes derniers commentaires sur des sites qui supportent Disqus.

Sur le site où je commente, il y a une petite boîte avec un résumé de mon profil qui inclut un décompte des commentaires, le nombre de commentaires que j’ai indiqué comme “likes” et des points que j’ai acquis.

Je peux envoyer mon commentaire sur Twitter et sur Facebook en même temps. Je peux décider de recevoir des notices par courriel ou de m’abonner au RSS. Je vois tout de suite quel compte j’utilise (Post as…) et je peux changer de compte si je veux (personnel et pro, par exemple). Une fois que j’envoie mon commentaire, les autres visiteurs du site peuvent voir plus d’infos sur moi en passant avec la souris au-dessus de mon avatar et ils peuvent cliquer et avoir un dialogue modal avec un résumé de mon compte. Ce résumé mène évidemment sur le profil complet. Depuis le profil complet, les gens peuvent suivre mes commentaires ou explorer divers aspects de ma vie en-ligne.

Suite à mon commentaire, les gens peuvent aussi me répondre directement, de façon anonyme ou identifiée.

J’ai donc un profil riche en deux clics, avec beaucoup de flexibilité. Il y a donc un contexte personnel à mon commentaire.

L’aspect social est intéressant. Mon commentaire est identifié par mon profil et je suis identifié par mes commentaires. D’ailleurs, la plupart des avatars sur Mashable sont des vraies photos (ou des avatars génériques) alors que sur le forum xkcd, c’est surtout des avatars «conceptuels».

Ce que xkcd propose est plus proche du “in-group”. Les initiés ont déjà leurs comptes. Ils sont “in the know”. Ils ont certaines habitudes. Leurs signatures sont reconnaissables. L’auteur de la bd connaît probablement leurs profils de ses «vrais fans». Ces gens peuvent citer à peu près tout ce qui a été envoyé sur le site. D’ailleurs, ils comprennent toutes les blagues de la bd, ils ont les références nécessaires pour savoir de quoi l’auteur parle, que ça soit de mathématiques ou de science-fiction. Ils sont les premiers à envoyer des commentaires parce qu’ils savent à quel moment une nouvelle bd est envoyée. En fait, aller regarder une bd xkcd, ça fait partie de leur routine. Ils sont morts de rire à l’idée que certains ne savent pas encore que les vraies blagues xkcd sont dans les alt-text. Ils se font des inside-jokes en tout genre et se connaissent entre eux.

En ce sens, ils forment une «communauté». C’est un groupe ouvert mais il y a plusieurs processus d’exclusion qui sont en action à tout moment. Pour être accepté dans ce genre de groupe, faut faire sa place.

 

Les sites qui utilisent Disqus ont une toute autre structure. N’importe qui peut commenter n’importe quoi, même de façon anonyme. Ceux qui ne sont pas anonymes utilisent un profil consolidé, qui dit «voici ma persona de web social» (s’ils en ont plusieurs, ils présentent le masque qu’ils veulent présenter). En envoyant un commentaire sur Mashable, par exemple, ils ne s’impliquent pas vraiment. Ils construisent surtout leurs identités, regroupent leurs idées sur divers sujets. Ça se rapproche malgré tout de la notion de self-branding qui préoccupe tant des gens comme Isabelle Lopez, même si les réactions sont fortes contre l’idée de “branding”, dans la sphère du web social montréalaisn (la YulMob). Les conversations entre utilisateurs peuvent avoir lieu à travers divers sites. «Ah oui, je me rappelle d’elle sur tel autre blogue, je la suis déjà sur Twitter…». Il n’y a pas d’allégeance spécifique au site.

Bien sûr, il peut bien y avoir des initiées sur un site particulier. Surtout si les gens commencent à se connaître et qu’ils répondent aux commentaires de l’un et de l’autre. En fait, il peut même y avoir une petite «cabale» qui décide de prendre possession des commentaires sur certains sites. Mais, contrairement à xkcd (ou 4chan!), ça se passe en plein jour, mis en évidence. C’est plus “mainstream”.

Ok, je divague peut-être un peu. Mais ça me remet dans le bain, avant de faire mes présentations Yul– et IdentityCamp.


Actively Reading: OLPC Critique

Critical thinking has been on my mind, recently. For one thing, I oriented an  “intro. to sociology” course I teach toward critical skills and methods. To me, it’s a very important part of university education, going much beyond media literacy.
And media literacy is something about which I care a great deal. Seems to me that several journalists have been giving up on trying to help the general population increase and enhance their own media literacy skills. It’s almost as if they were claiming they’re the only ones who can reach a significant level of media literacy. Of course, many of them seem unable to have a critical approach to their own work. I’m with Bourdieu on this one. And I make my problem with journalism known.
As a simple example, I couldn’t help but notice a number of problems with this CBC coverage of a new citizenship guidebook. My approach to this coverage is partly visible in short discussions I’ve had on Aardvark about bylines.
A bit over a week ago, I heard about something interesting related to “making technology work,” on WTP (a technology podcast for PRI/BBC/Discovery The World, a bit like Search Engine from bigger media outlets). It was a special forum discussion related to issues broader than simply finding the right tool for the right task. In fact, it sounded like it could become a broad discussion of issues and challenges going way beyond the troubleshooting/problem-solving approach favoured by some technology enthusiasts. Given my ethnographic background, my interest in geek culture, and my passion for social media, I thought I’d give it a try.
The first thing I noticed was a link to a critique of the OLPC project. I’ve personally been quite critical of that project, writing several blogposts about it. So I had to take a look.
And although I find the critical stance of this piece relatively useful (there was way too much groupthink with the original coverage of the OLPC), I couldn’t help but use my critical sense as I was reading this piece.
Which motivated me to do some Diigo annotations on it. For some reason, there are things that I wanted to highlight which aren’t working and I think I may have lost some annotations in the process. But the following is the result of a relatively simple reading of this piece. True to the draft aesthetics, I made no attempt to be thorough, clean, precise, or clear.
  • appealing
  • World Economic Forum
  • 50 percent of staff were being laid off and a major restructuring was under way
    • The dramatic version which sends the message: OLPC Inc. was in big trouble. (The fact that it’s allegedly a non-profit is relatively irrelevant.)
  • the project seems nearly dead in the water
    • A strong statement. Stronger than all those “beleaguered company” ones made about Apple in the mid90s before Jobs went back.
  • And that may be great news for children in the developing world.
    • Tadaa! Here’s the twist! The OLPC is dead, long live the Child!
  • lobbied national governments and international agencies
    • Right. The target was institutional. Kind of strange for a project which was billed as a way to get tools in the hands of individual children. And possibly one of the biggest downfalls of the project.
  • Negroponte and other techno-luminati
    • Oh, snap!
      It could sound relatively harmless an appellation. But the context and the piece’s tone make it sound like a rather deep insult.
  • Innovate
    • Ah, nice! Not “create” or “build.” But “innovate.” Which is something the project has been remarkably good at. It was able to achieve a number of engineering feats. Despite Negroponte’s repeated claims to the contrary, the OLPC project can be conceived as an engineering project. In fact, it’s probably the most efficient way to shed the most positive light on it. As an engineering project, it was rather successful. As an “education project” (as Negroponte kept calling it), it wasn’t that successful. In fact, it may have delayed a number of things which matter in terms of education.
  • take control of their education
    • Self-empowerment, at the individual level. In many ways, it sounds like a very Protestant ideal. And it’s clearly part of the neoliberal agenda (or the neoconservative one, actually). Yet it doesn’t sound strange at all. It sounds naturally good and pure.
  • technology optimists
    • Could be neutral in denotation but does connote a form of idealistic technological determinism.
  • Child
  • school attendance
    • “Children who aren’t in school can’t be learning anything, right?”
  • trending dramatically upward
    • Fascinating choice of words.
  • tens of millions of dollars
  • highly respected center
    • Formulas such as these are often a way to prevent any form of source criticism. Not sure Wikipedians would consider these “peacock terms,” but they don’t clearly represent a “neutral point of view.”
  • they don’t seem to be learning much
    • Nothing which can be measured with our tools, at least. Of course, nothing else matters. But still…
  • international science exam
    • Of course, these tend to be ideally suited for most learning contexts…
  • There’s no question that improving education in the developing world is necessary.
    • Although, there could be a question or two about this. Not politically expedient, perhaps. But still…
  • powerful argument
    • Tools in a rhetorical process.
  • instinctive appeal
    • Even the denotative sense is polarized.
  • precious little evidence
    • Switching to the “studies have shown” mode. In this mode, lack of proof is proof of lack, critical thinking is somewhat discouraged, and figures are significant by themselves.
  • circumstantial evidence
    • The jury isn’t out, on this one.
  • co-founder of J-PA
    • Did Esther co-write the article? Honest question.
  • the technology didn’t work any better than a normal classroom teacher
    • A very specific point. If the goal of tool use is to improve performance over “regular teaching,” it’s a particular view of technology. One which, itself, is going by the wayside. And which has been a large part of the OLPC worldview.
  • the goal is improving education for children in the developing world, there are plenty of better, and cheaper, alternatives.
    • A core belief, orienting the piece. Cost is central. The logic is one of “bang for the buck.”
  • the teachers simply weren’t using the computers
    • We’re touching on something, here. People have to actually use the computers for the “concept” to work. Funny that there’s rarely a lot of discussion on how that works. A specific version of “throwing money at a problem” is to “throw technology at” people.
  • few experimental studies to show a positive impact from the use of computers
    • Is the number of studies going one way or another the main issue, here? Can’t diverse studies look at different things and be understood as a way to describe a more complex reality than “technology is good and/or bad?”
  • substituting computers for teachers
    • Still oriented toward the “time to task” approach. But that’s good enough for cognitive science, which tends to be favourably viewed in educational fields.
  • supplement
    • Kept thinking about the well-known Hawthorne effect. In this case, the very idea that providing students with supplementary “care” can be seen as an obvious approach which is most often discussed in the field instead of at the higher levels of decision-making.
  • The OLPC concept has been pioneered in a number of school districts in the United States over the last decade
    • From a 2005 project targeting “countries with inconsistent power grids,” we get to a relatively long series of initiatives in individual school districts in the USofA since last century. Telescoping geographical and temporal scales. And, more importantly, assigning the exact same “concept” to diverse projects.
  • Negroponte has explicitly derided
    • Not the only thing Negroponte derides. He’s been a professional derider for a while, now.
      Negroponte’s personality is part of the subtext of any OLPC-related piece. It’d be interesting to analyse him in view of the “mercurial CEO” type which fascinates a number of people.
  • It must be said
    • Acknowledging the fact that there is more to the situation than what this piece is pushing.
  • academic
    • In this context, “academic” can have a variety of connotations, many of which are relatively negative.
  • teachers limited access to the computers
    • Typically, teachers have relatively little control in terms of students’ access to computers so it sounds likely that the phrase should have read “had limited access.” But, then again, maybe teachers in Hollow’s research were in fact limiting access to computers, which would be a very interesting point to bring and discuss. In fact, part of what is missing in many of those pieces about technology and learning is what access really implies. Typically, most discussions on the subject have to do with time spent alone with such a tool, hence the “one…per child” part of the OLPC approach. But it’s hard to tell if there has been any thought about the benefits of group access to tools or limited access to such tools.
      To go even further, there’s a broad critique of the OLPC approach, left unaddressed in this piece, about the emphasis on individual ownership of tools. In the US, it’s usually not ok for neighbours to ask about using others’ lawnmowers and ladders. It’s unsurprising that pushing individual ownership would seem logical to those who design projects from the US.
  • had not been adequately trained
    • In the OLPC context, it has been made as a case for the dark side of constructionism. The OLPC project might have been a learning project, but it wasn’t a teaching one. Some explicit comments from project members were doing little to dispel the notion that constructivism isn’t about getting rid of teachers. Even documentation for the OLPC XO contained precious little which could help teachers. Teachers weren’t the target audience. Children and governments were.
  • not silver bullets
    • Acknowledging, in an oblique way, that the situation is more complex.
  • surveys of students
    • With a clear Hawthorne effect.
  • parents rolling their eyes
    • Interesting appeal to parenting experience. Even more than teachers, they’re absent from many of these projects. Not a new pattern. Literacy projects often forget parents and the implications in terms of a generation gap. But what is perhaps more striking is that parents are also invisible in coverage of many of these issues. Contrary to “our” children, children in “those poor countries over there” are “ours to care for,” through development projects, adoptions, future immigration, etc.
  • evaluation of an OLPC project in Haiti
    • Sounds more like a pilot project than like field research. But maybe it’s more insightful.
  • Repeated calls and e-mails to OLPC and Negroponte seeking comment on OLPC did not receive a response
    • Such statements are “standard procedure” for journalists. But what is striking about this one is where it’s placed in the piece. Not only is it near the end of the argumentation but it’s in a series of comments about alternative views on the OLPC project. Whether or not it was done on purpose, the effect that we get is that there are two main voices, pro and con. Those on the con side can only have arguments in the same line of thought (about the project’s cost and “efficacy,” with possible comments about management). Those on the pro side are put in a defensive position.
      In such cases, responsiveness is often key. Though Negroponte has been an effective marketer of his pet project, the fact that he explicitly refuses to respond to criticisms and critiques makes for an even more constrained offense/defense game.
  • ironic
    • Strong words, in such a context. Because it’s not the situation which is ironic. It’s a lack of action in a very specific domain.
  • the Third World
    • Interesting that the antiquated “Third World” expression comes in two contexts: the alleged target of the OLPC project (with little discussion as to what was meant by that relationship) and as the J-PAL field of expertise.
  • a leader in
    • Peacock terms or J-PAL are on the Miller-McCune lovelist?
  • There are
    • This is where the piece switches. We’re not talking about the OLPC, anymore. We reduce OLPC to a single goal, which has allegedly not been met, and propose that there are better ways to achieve this goal. Easy and efficient technique, but there still seems to be something missing.
  • etting children in developing countries into school and helping them learn more while they are there
    • A more specific goal than it might seem, at first blush.
      For a very simple example: how about homeschooling?
  • proven successful
    • “We have proof!”
  • cheap
    • One might have expected “inexpensive,” here, instead of “cheap.” But, still, the emphasis is on cost.
  • deworming
    • Sounds a little bit surprising a switch from computer tech to public health.
  • 50 cents per child per year
  • $4 per student per year
  • 30 percent increase in lifetime earnings
  • technology-based approaches to improving student learning in the developing world
    • Coming back to technology, to an extent, but almost in passing. Technology, here, can still be a saviour. The issue would be to find the key technology to solve that one problem (student learning in the developing world needs calls for improvement). Rather limited in scope, depth, insight.
  • show more promise than one laptop per child
    • Perhaps the comment most directly related to opinions. “Showing promise” is closer to “instinctive appeal” but, in this case, it’s a positive. We don’t need to apply critical thinking to something which shows promise. It’s undeniably good. Right?
  • the J-PAL co-founder
    • There we are!
  • $2.20
  • Remedial education
  • A study in Kenya
    • Reference needed.
  • it didn’t matter
    • Sounds like a bold statement, as it’s not expressly linked to the scope of the study. It probably did matter. Just not in terms of what was measured. Mattering has to do with significance in general, not just with statistical significance.
  • expensive
    • Cost/benefits are apparently the only two “factors” to consider.
  • quarter of the cost
  • cheaper
  • $2 per month
  • $3 per month

Vague expérience

Bon, ça fait déjà quelques temps que je suis sur Google Wave alors il me faudrait commencer à parler de mon expérience. J’ai pris pas mal de notes et j’ai remarqué des tas de choses. Mais vaut mieux commencer par quelques petits points…

J’écrivais une réponse à une amie sur Facebook dont les amis tentaient d’en savoir plus à propos de Wave. Et ça m’a donné l’occasion de mettre quelques idées en place.

 

Wave est un drôle de système. Comme Twitter lors des premières utilisations, c’est difficile de se faire une idée. Surtout que c’est une version très préliminaire, pleine de bogues.

Jusqu’à maintenant, voici les ressources que j’ai trouvé utiles:
http://lifehacker.com/5376138/google-wave-101
http://danieltenner.com/posts/0012-google-wave.html

(Oui, en anglais. Je traduirai pas, à moins qu’il y ait de la demande.)

Le guide suivant risque en effet d’être le plus complet. Je l’ai pas encore lu…
http://completewaveguide.com/

Sinon, version relativement courte…
Wave est un outil de communication basé sur la notion que les participants à l’événement de communication (la discussion, dions) ont accès à un contenu centralisé. Donc, plutôt que d’échanger des courriels, on construit une “wave” qui peut contenir des tas de choses. On pense surtout au texte mais le contenu est très flexible.
Quelques forces…
– On passe du temps réel au mode asynchrone. Donc, on peut commencer une conversation comme si c’était un échange de courriels puis se faire une séance de clavardage dans le même contenu et retourner au mode courriel plus tard. Très utile et exactement le genre de truc dont plusieurs ont besoin, s’ils échangent des idées à propos de contenus.
– Comme Wiki, SubEthaEdit ou même Google Docs, c’est de l’écriture collaborative. Donc, on peut facilement construire du contenu avec plusieurs autres personnes. Le système permet un suivi plus facile que sur un Wiki ou avec Google Docs.
– La gestion des accès est incroyablement facile. En ce moment, on ne peut pas retirer quelqu’un qu’on a ajouté à une “wave”, mais c’est vraiment très facile de spécifier qui on veut ajouter comme participants à une “wave” ou même à une plus petite section. Donc, on peut conserver certaines choses plus privées et d’autres presque publiques. Ça semble simple, mais c’est assez important, comme changement. On peut créer des listes ad hoc comme si on décidait soudainement de faire équipe.
– C’est une architecture ouverte, avec la possibilité de créer des outils pour transformer les contenus ou pour ajouter d’autres choses (cartes, contenus interactifs, sondages…). Du genre widgets, mais ça va plus loin. Et ça motive le monde des développeurs. L’idée, c’est que le système permet d’être étendu de façon inattendue.
– C’est si nouveau et relativement limité dans le nombre d’utilisateurs qu’on en est à une phase où tout le monde essaie d’expérimenter et accepte de répondre à toute question.

– Il n’y a pour l’instant pas de pourriel.

Bon, c’est déjà pas si court… 😉

Si vous avez des questions, faites-moi signe. Si vous êtes déjà sur Wave, je suis enkerli et informalethnographer (dans les deux cas, c’est @googlewave.com).


Cours sur le Web social

Le cours TÉLUQ sur le Web social (INF6107) créé par Sébastien Paquet, assisté de Robin Millette, de Martin Lessard et de votre humble serviteur, est maintenant en-ligne. http://benhur.teluq.uquebec.ca/SPIP/inf6107/index.php

Oui, en accès complètement ouvert. Tout le contenu. Sans restriction. Les étudiants inscrits au cours pourrons obtenir des crédits de maîtrise pour ce cours, mais tout le monde peut travailler avec ce matériel.

Ma participation à la conception était surtout sur le module 6 et sur le module 7. Ceux qui voudraient discuter le contenu de ces modules peuvent me contacter.

Je sais pas si le cours est officiellement commencé, mais il y a maintenant des gens qui en parlent sur Twitter, y compris Mario Asselin.