Réseaux d’anciens

En préparation pour l’anniversaire de mon mariage avec Catherine (déjà sept belles années!) et fête de départ définitif, j’effectue quelques recherches pour retracer de vieux amis. J’avais des vieux numéros de téléphone qui ne sont plus valides depuis longtemps, des adresses de courriel qui ne sont plus en service, des informations assez vagues sur les allées et venues de l’un ou de l’autre…

Peu de grandes réussites dans mes tentatives. Quoique…

  • Les adresses des «copies conformes» peuvent se révêler utiles pour retracer plusieurs personnes à la fois.
  • Canada411.ca nécessite une localisation relativement générale mais m’a permis de retrouver au moins deux personnes.
  • Les liens d’un ami à l’autre peuvent s’avérer de bonnes pistes si quelques-uns d’entre eux ont gardé des contacts.
  • Quelques personnes sont vraiment très stables.
  • Il y a plusieurs groupes pour les anciens de diverses écoles.

Et c’est ce dernier point qui me pousse à bloguer.

Par exemple, en cherchant des informations sur mon école primaire, je tombe sur Retrouvailles.ca. Il s’agit de ce genre de site qui nécessite un abonnement payant pour être vraiment utile (à la LinkedIn.com) mais c’est amusant d’y voir quelques noms connus, surtout des anciens du «Mont», la célèbre école secondaire Mont-de-La Salle. D’ailleurs, cette même école a deux groupes Facebook pour les anciens. Au premier juillet 2007, le premier groupe d’anciens du Mont a 127 membres et le deuxième en a 35 mais avec une belle photo du Mont. En fait, il y a aussi un groupe pour les immigrants qui étaient au Mont, avec 41 membres.

Ce type de démarche, ça met beaucoup de choses en perspective. Je ne suis encore jamais allé à une réunion d’anciens étudiants (j’étais généralement hors du Québec quand elles se sont produites). Mais l’effet me semble assez similaire.

À la présente étape de ma quête, il vaut mieux pour moi attendre les résultats de quelques tentatives de prise de contact. Peut-être que rien ne va fonctionner, mais c’est amusant d’essayer.

Quoi qu’il en soit, je crois que notre célébration sera très agréable dans l’ensemble. Ce qui sera peut-être le plus amusant, c’est que des gens de différents réseaux vont se croiser à cette occasion et certains vont peut-être entretenir des rapports plus étroits dans le futur.

Petite expérience à 1$

Ma femme et moi étions au Marché Jean-Talon, ce midi. Toujours agréable, surtout la semaine. Il y a moins de commerçant, mais l’ambiance est excellente. Beaucoup plus calme, beaucoup moins de «m’as-tu vu?» plateausiens, des commerçants plus décontractés et moins vendeurs sous pression…

En quittant le Marché, j’ai décidé d’aller nous chercher un chocolat chaud chez Chocolats Privilège. Très différent de celui de Juliette et chocolat (mon préféré), bien meilleur que celui de la très chrômée Suite 88. Coût? Un gros dollar, TTC. Le chocolat chaud est dans un gros thermos Bunn-o-matic, on se sert soi-même. Les tasses (en styrofoam) sont seulement de 8 oz., à l’oeil, mais c’est suffisant pour moi.

Ce qui me fait dire que plusieurs commerçants du Marché ont bien compris le principe. C’est une petite expérience, toute simple, pour un dollar. Oh, bien sûr, on peut se faire du bon chocolat chaud à la maison, pour moins cher. Si on achète un contenant de poudre de chocolat. Mais, l’idée, c’est de profiter de la vie à son maximum. Quand on n’a pas d’argent (ce qui est essentiellement mon cas), on se débrouille comme on peut. La petite tasse de chocolat m’a procuré autant de plaisir que beaucoup d’autres choses dans ma vie qui ont coûté autrement plus cher. Oh, il y a des choses qui ne m’ont rien coûté et qui étaient encore plus agréables. Mais c’est pas vraiment une question de rapport qualité/quantité/prix. C’est le rapport plaisir/prix. Plaisir à peu de frais. Simplicité volontaire, objecteurs de croissance, Simple Living…
Au Marché, nous avons aussi dégusté de très bonnes saucisses de gibiers (1$ chacune, toutes petites mais succulentes) et d’excellents sandwiches maroccains (kefta et merguez). Tout compris, ça nous a coûté moins cher que deux repas chez McDo et nous a fait autant plaisir qu’un bon souper.

Bien que tout coûte plus cher qu’avant, se nourrir à Montréal peut être une expérience très agréable, même pour ceux qui ont très peu d’argent. Il y a beaucoup de choses qui nous manquent (comme une épicerie Whole Foods!), mais on peut très bien se débrouiller.